Samedi 18 août 2007
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Il n’y a plus d’innocents, il ne reste dans cette société que des
coupables. Mensonges, pots de vin, drogue, argent, corruption, humiliation sont devenus les résultats de l’avancée capitaliste. Voilà le rêve américain répandu dans le monde
entier.
Nous sommes tous responsables, vous êtes tous coupables. Vous qui
avait laissé Paris devenir le colonisateur de son propre pays. Vous, les bretons, les basques, les occitans, les corses, les alsaciens qui êtes montés à la capitale, et qui avez oublié votre
pays pour servir une ville qui meure et vous étouffe avec elle. Vous n’avez rien laissé de la culture régionale à vos enfants. Il vous appartenait de choisir mais vous ne l'avez pas fait. Pour
obtenir l’unité française vous avez choisi de séparer les gens de leurs racines. Vive la mondialisation et l’uniformisation.
Nous sommes tous coupables, vous êtes tous responsables. Vous les
soi disant parents qui n’avaient pas su élevé vos enfants dans le respect de l’autre. Une valeur que vous clamez mais que vous n’appliquez jamais. Alors chacun pour soi et que le meilleur
écrase les plus faibles. C'est la loi de la jungle moderne. Vive le capitalisme et la liberté d’entreprendre, ainsi que la bourse et les marchés financiers.
Il n’y a plus d’innocents, il ne reste dans cette société que des
animaux qui ont cru être supérieurs mais qui ne sont que des bêtes. Il est interdit de voler pour manger mais on peut tuer impunément toute personne qui n’est pas d’accord avec votre barrage
routier. Quelle bel état de justice, quelle belle démocratie où les CRS chargent à la moindre contestation, pour le respect de l'ordre public. Le plus faible devient un sous homme oublié dans
la rue et le plus fort se plaint chez son psychiatre de ne pas avoir d’amis.
Combien de temps resterez vous ainsi ? Quand déciderez vous
de faire payer les coupables ? Mais non, les politocards ne sont pas pourris, ils sont le reflet de la société qui les a créée.
Ce temps qui passe et que vous voulez domestiquer, vaincre. Mais
pour celui qui n'a plus rien le problème ce ne sont pas les années, pas les siècles. Le problème ce sont les jours. Les heures déjà sont moins douloureuses, elles s’envolent, elles changent
très vite, elles ne sont jamais les mêmes. Elles sont plus fragiles et lorsqu’elles nous semblent douloureuses c’est parce qu’elles n’arrivent pas à nous faire voir la fin de cette journée qui
continue et qui n’en finira donc jamais. Enfin quand le temps s’arrête quand il n’y a plus rien à faire alors la vie devient douloureuse, car il n’y a plus rien à attendre. Quand une journée
s’arrête ce n’est que le début d’une autre plus terrible et plus imprévisible, plus dure et plus longue. Mais c'est là que l'homme se construit, quand il accepte de faire face, de refuser, de
se battre.
Le problème ce ne sont pas les années, ce ne sont pas les siècles.
Tout cela c’est rien, ce n’est qu’une question d’empilement de jours. C’est tout. Plus de 20 siècles vont être jeter à la poubelle. Nous n'avons pas avancer, nous avons moderniser nos
techniques barbares mais nous n'avons pas évoluer.
Ce texte à 10 ans. A la veille de l'an 2000, petit bilan de parcours. Ne pas oublier, ne
pas oublier, ne pas oublier...
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