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Fragments

Samedi 21 avril 2007 6 21 /04 /2007 13:29

Je ne vous ai pas menti.
 Je n'ai pas tenu mes promesses.
C'est peut être pire.




   Il est toujours douloureux de faire des bilans d'étape mais c'est aussi salvateur. Un petit fragment où tout est dit.
Par Kainto - Voir les 1 commentaires
Lundi 16 avril 2007 1 16 /04 /2007 07:15

    Alors que les pauvres et les ours sont en voie d'éradication à coup de radiations, peut on encore espérer de ce monde une réaction ?


Est ce celui qui possède, même un peu qui le peut ? Ou cela viendra de celui qui n'a rien et qui ne veut rien ?

Si on veut qu'il y ait un lendemain...




    Un petit coup de colère de bon matin. J'ai retrouvé ce texte dans mes archives virtuelles et je me dis qu'il entame bien la semaine qui nous attend.
Par Kainto - Voir les 1 commentaires
Dimanche 15 avril 2007 7 15 /04 /2007 11:04


Votre maison me manque. Je ne suis pas un parent, je ne suis pas d’ici. Simple comète traversant les vies. Je vous ai percuté et vous m’avez accueilli.

Je garde de nos conversations de la nuit le goût de la contradiction et l’envie de comprendre. Je ne sais comment vous le dire…

Le saurez vous jamais ?

 


    Un petit clin d'oeil à tous ceux que j'ai pu rencontrer sans lesquels faute de ne pas être un autre, je ne suis toutefois plus le même...

Par Kainto - Voir les commentaires
Jeudi 12 avril 2007 4 12 /04 /2007 19:38

Pousser la porte et attendre.
Voir la lumière s'allumer et se laisser guider.

Accepter le noir, sentir le tissu blanc.


Utiliser le triangle et attendre.
 Avoir la musique pour apaisement.

Ecouter la question, espérer la réponse.

Alors spirituel ou intelectuel ?




Un petit fragment tout frais, tout chaud. La reprise du blog me ramène à l'écriture et vos commentaires me tiennent chaud.
Par Kainto - Voir les commentaires
Dimanche 1 avril 2007 7 01 /04 /2007 12:53

    Une fois n'est pas coutume un texte écrit récemment. Je n'ai pas eu le temps de le travailler, je vous le livre donc brut de fonderie :




    Je garderais la tête haute. Ne comptez pas sur moi pour baisser les yeux. Je suis chez moi, ici. Ses rue m'appartiennent autant qu'à vous. Vous ne les regardez plus et prétendez les défendre. Les interdire à l'autre, celui que je suis devenu.

 

    Je reste ici chez moi, je connais l'histoire de ces gens qui me croisent en baissant les yeux. Pourquoi ne pas me reconnaître ? Je ne suis pas l'enfant prodige, je reste un enfant du pays. Cet air reste le mien et la dernière chose que je verrais avant de partir sera cette colline et cet arbre embrasé par le soleil qui se couche. Je me souviens du salut que je lui adressé, persuadé que le monde s'arretait à cette colline.



   Un petit texte pour les éxilés de leur pays et des retours toujours compliqué lorsque l'on est d'ici et d'ailleurs.

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Dimanche 25 février 2007 7 25 /02 /2007 11:12
    Je me souviens de cette ville. Je n'ai oublié aucune des personnes et aucuns des lieux. Comme à mon habitude, j'ai disparu, ne contactant personne. J'ai une liste de noms, de numéros et d'adresses. Je l'utiliserais un jour, j'ai toujours utilisé ces listes issues de mes vies passées. Je me donne quelque fois l'impression d'être un phantome. Tel un spectre porteur de souvenirs, je réapparais dans les vies que j'ai quittées au hasard de mes pérégrinations. Je vois et j'entends alors ce que j'ai laissé.


    C’est en passant le panneau de cette ville que l’idée est apparue. Elle s’est installée avec la colère, la joie et la nostalgie. Je crois que la colère est venue d’abord. Elle était dirigée contre tous, elle, eux et surtout le reflet de cette page que j’avais toujours voulu tourner. La joie suit avec ma nostalgie, refuge secret de mes sourires et de mes vagues à l’âme, ressource unique de ces moments de tempête, de tristesse et d’affrontement de la mort. Le chapitre se termine et je veux recommencer, corriger, excuser, comprendre, réparer, la reconquérir et l’aimer.

    L’écriture est la seule délivrance pour en finir. Enfin voir la fin du livre et savoir que c’est arrivé. J’ai voulu marquer une terre qui n’est pas la mienne, inscrire enfin un nom dans une histoire qui n’est pas la sienne. À l’image de ceux qui vivaient dans les grottes, je laisse des marques : la trace de mes mains, de mes proies. Mais comment parler de l’odeur de la peau, de la peur devant une porte, de la solitude dans ces tribus qui n’étaient pas les miennes. Il me faut repartir encore, vivre quelques jours de plus de mon passé.

    C’est la deuxième fois que je pars de cette ville. En fait je n’arrive pas à partir de ce lieu. Une ville où je suis devenu un homme sans préméditation. Un endroit où je fus tout à tour étranger, résident et quatre ans plus tard exilé, déraciné, perdu.

Par Kainto - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Samedi 24 février 2007 6 24 /02 /2007 14:36


Je me souviens de ce coffre à jouets
Et de cette chambre désordonnée.

De l’enfant qui m’épiait et qu’elle aimait,

Plus qu’elle, c’est de lui que je voulais,
Voir au fond des yeux, la lueur d’aimer.




     De la complexité des familles recomposées et de ses aléas. Il reste l'innocence de l'enfance pour nous rappeller les difficultés d'être un adulte. Tu vois je n'ai pas oublié, même si je n'avais pas compris.

Par Kainto - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
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