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Fragments

Samedi 9 décembre 2006 6 09 /12 /2006 18:08
 
    Voilà des nouvelles de mes caisses retrouvées et des textes qui se cachaient à l'intérieur. Aujourd'hui pas de poésie mais un peu de prose. Le début d'une histoire qui se serait passée à la suite de l'élection du Président de la République française. Ce texte a été écrit en 1995.
    Finalement on peut avoir des intuitions qui si elles ne sont pas exactes à 100% se sont quand même vérifiées. A l'époque je voyais l'extreme droite grossir un peu partout et tout le monde regardait sans bouger, même pour les élections de 2002 personne n'a voulu y croire. La réalité est des fois plus sombre que la fiction. Et maintenant que faisons nous ?

Moi je continue...

 


4 janvier 2002, Dans les quartiers de Marseille, des émeutes viennent d'éclater. Une véritable guerre civile où s'opposent les jeunesses d'extreme droite et les jeunes de quartiers. On décompte une centaine de mort depuis le début des émeutes. L'armée qui a tardé à intervenir semble impuissante.

5 janvier 2002, le monde est à feu et à sang, il semble clair que les mouvements d'extreme droite on pris ce qui restent de gouvernement dans les pays européens. " Le nouveau président français va vous parler" : C'est sur ces mots qu'Arnold appuie sur le bouton de la télécommande, supprimant la figure du nouveau chef de l'Etat de l'écran de télévision.
Il prit son sac de randonnée, y collant quelques habits chauds, briquets, livres de Zola et ses couteaux. Convaincu que l'inaction suffisait il parit dans la nuit, laissant sa famille à ses derniers rêves de liberté.

Cela faisait longtemps qu'il s'était préparé à ce départ. Il allait donc s'enfuir, disparaitre à jamais, en laissant les hommes s'entredéchiraient sur simples dénonciations, pour des questions d'argent, de femme, de couleur de peau et de religion.
Par Kainto - Voir les commentaires
Jeudi 7 décembre 2006 4 07 /12 /2006 19:20

 

Petits carreaux, les guides de mes envies
Grands carreaux, volés sur le coin d'un bar
Page blanche, pour cette lettre que tu attendais
Feuille arrachée, pour ne pas oublier

 


    Même dans les périodes où je n'écrivais plus, les petits moments de solitude et d'attente me donnaient l'envie, comme de prendre une cigarette, d'écrire ces mots rageurs qui me soulageaient.
Par Kainto - Voir les commentaires
Mercredi 6 décembre 2006 3 06 /12 /2006 19:37

 

Je suis retourné dans ton endroit secret.
Sous le regard de la Lune,
Je lui ai demandé de te garder.
Toi, qui m'a oublié.




    J'aime partager des endroits secrets et des lieux personnels. Aprés je me demande toujours si je peux y retourner sans toi, car il t'appartiennent et je n'en ai plus les clés. Mais je m'imagine te surprendre un soir et te retrouver.
Par Kainto - Voir les commentaires
Dimanche 3 décembre 2006 7 03 /12 /2006 20:12


Zadig, attends moi. Zadig, ouvre moi.
Leurs cités me font peur, il n'y a plus de gens de coeur
Les gens m'effraient ils ne savent plus donner.

Zadig, attends moi. Zadig ouvre moi.
Dans ta ferme je saurais, devenir vieux
et l'oublier.

Par Kainto - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
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