Vendredi 29 juin 2007
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19:08
Le poète apprend aux hommes la beauté,
Le chanteur, lui, leur apprend la gaîté.
Ce ne sont que des mots, des idées, des cris
Dix mille fois prononcés, dix mille fois écrits ;
Et pourtant tout les deux vous savez encore
Comment utiliser ces mots, ces trésors.
Pour que les hommes retrouvent leurs idées,
Qu’ils se souviennent un peu de leur passé ;
Qu’ils redeviennent nobles et honnêtes ;
Même pour le temps d’une cassette
Où même le temps de lire une page.
Durant ce temps, ils sont un peu plus sages.
Durant ce temps plein de beauté, de gaîté.
Un
petit poème de 1994, écrit en Dordogne
Par Kainto
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Lundi 25 juin 2007
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07:26
Dans tes yeux noisette, j’ai rêvé
Dans tes yeux, j’ai voulu plonger.
Dans ces yeux, j’ai voulu aimer
Dans ces yeux que j’ai fait pleurer.
J’étais fou, j’ai cru pouvoir
J’étais fou, j’ai cru savoir
J’étais fou, j’ai cru t’avoir
J’étais fou de tout vouloir
Pour toi je voulais, juste un
jour
Pour toi, je voulais pour toujours
Pour toi je voulais un amour
Pour toi et mon secret trop lourd
En juin 1994, j'écrivais ce poème qu'elle ne devait jamais lire. Depuis chaque fois que je passe prés de cette maison, je regarde les
volets du 1er étage. Quand il n'y a plus rien à dire, il ne reste quà écrire un poème.
Par Kainto
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Mercredi 20 juin 2007
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11:49
Attendre la fin. Attendre demain ;
Que tout cela soit éclaircit.
Attendre le verdict sans un soucis,
Même si je meurs demain matin.
Partir dans l’ombre comme un chien
C’est oublier pour toujours tous ces amis.
C’est enfin voir une chose de finie.
Même si je dois revivre demain.
J’attends la fin du grand périple
Que toi, ô muse, tu me fais subir
Pourquoi me fuir ? Pour quoi ainsi punir ?
Celui qui veut être ton disciple ?
De toi, je ne connais juste la main
Et je t’ai tout laissé : Cœur et Esprit.
De ton retour dépend ma vie
Mort ? Vivant ? Tu auras choisis demain !
Un poème écrit en 1994 dans ma
Dordogne natale
Par Kainto
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Jeudi 31 mai 2007
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18:58
En me levant, je regarde ton corps
;
De la fenêtre un rayon de lune
Parcours doucement toute la fortune.
Lascive et excitante quand tu dors.
Tu sais aussi donner le réconfort :
Torride et féline comme les brunes,
Ton corps est pour moi, ma seule fortune ;
Tes caresses me rendent plus fort.
La chambre est emplie d’une odeur,
Témoignant ainsi avec cette chaleur,
De toute la force de nos ébats.
Je vois ce sourire sur ton regard,
Je me recouche alors prés de toi
Je suis sûr d’être encore en retard.
Ce petit poème de 1994, a été écrit en Dordogne
Par Kainto
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Lundi 28 mai 2007
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10:53
Un soir que le ciel était trop gris
Je t’ai demandé de rester un peu
Non par pensée. Juste pour dormir mieux.
Je n’ai rien expliqué, je n’ai rien dit
N’ayant rien à dire. Tu avais compris.
Alors tu t’es allongée. Tes cheveux
Ont frôlé mon visage, et tes yeux
Ont capté mon regard et tu m’as dit
Que je n’avais qu’à dormir, tu veillais.
Je t’ai confié ma nuit. Je t’ai confié
Mes ennuis. Et alors tout doucement
Tu m’as expliqué la
vie et l’amour.
Tu m’as parlé jusqu’au point du jour
Cette nuit où tu as stoppé le temps.
Ce texte a été écrit le 21 septembre 1994, depuis ma Dordogne natale. Elle est partie avec un marin et je n'ai plus de nouvelles. Je repense quelque fois à cette
nuit où j'aurais du l'emmener prendre ce petit déjeuner à La Rochelle. L'aventure c'est simple elle est là et nous attend.
Par Kainto
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Jeudi 24 mai 2007
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07:20
Il y a des jours, où l’on veut dire
Qu’il en a marre de toujours faire rire
Il y a des jours, où l’on veut dire
Qu’il y en a marre de toujours devoir mentir.
Seulement pour pouvoir amuser ;
Seulement pour pouvoir se cacher.
Et il y a des jours, où l’on voudrait apprendre
Apprendre toujours plus : mais un jour disparaître
Il y a des jours où je veux dire
Que je suis plus que ton simple ami
Qu’une fois séparé de toi, je m’ennuie
Il y a des jours où je veux dire
Simplement je t’aime, sans tricher
A ceux qui m’ont déjà beaucoup donné.
A celui qui malgré ce texte est parti. A celui qui ne le connaît pas mais reste prés de moi. A l'amitié des éclats de rire. Au souvenir de vous avoir
connus.
Par Kainto
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Jeudi 17 mai 2007
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10:03
De tout ce qui reste de son pays
Quand on croit qu'il n'est plus le nôtre,
C'est l'odeur du matin
Quand le coq ne nous réveille plus
En haut de nos HLM.
Un petit souvenir de mes années passées à Mérignac. Nous n'étions pas
encore en l'an 2000 et je savais que le sac à dos n'étais pas encore posé. L'aventure ne faisait que commencé et déjà le Québec m'appelait.
Par Kainto
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