Assis au milieu de lit, la question m’est venue en la regardant chercher ses habits.
Elle disparue dans la salle de bain, me laissant seul dans mes rêveries matinales. Je l’imaginais, détentrice d’un album ou d’une boite à chaussure dans lesquels échouaient tous ces amours déçus. J’espérais juste qu’elle hésiterait avant de m’accrocher à son tableau de chasse.
La réponse est venue plus tard. Cet après midi là nous avait encore mené dans des sentiers sinueux et dangereux. Nous étions deux enfants qui découvrent leurs corps et leurs émotions, sans amour et sans vice.
- "J’ai réfléchi à ton histoire de boite. Je crois qu’il faut que j’en ouvre une pour toi". Elle riait de voir ma tête perplexe.
- "Alors laisse moi traîner sur un bord de buffet ou dans un tiroir. Je préfère être cet objet que l’on déplace sans jamais le ranger vraiment. Seul dans ma boite je vais faner et tu finiras par me jeter".
- " Ces objets là sont souvent ceux que l’on perd."
le 11 juin 2004 Ã Montpezat de Quercy
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