Mercredi 12 novembre 2008
3
12
/11
/2008
17:19
Dans l'avion, les passagers me font rentrer peit à petit dans la situation de
minorité : inversement numérique. Les conversations sont touojours les mêmes dans les avions de retour au Pays. J'avais déjà eu l'occasion de vivre cela lors d'un départ estivale vers le Protugal
: Nouvelles de la famille, difficulté de trouver les cadeux, difficulté de les faire rentrer dans la soute, surcharge des bagages, prix des billets. Mais comme à cette époque, c'est surtout
l'exaspération de ce touriste suffisant qui retourne chez lui à moindre coût en souhaitant des attentions de roi qui me saisit.
Nouvelles banalités conventionnelles. L'utilisation de la langue natale n'est pas suffisante pour cacher leur européanité. Ils sont blessés à l'intérieur, ils m'aparaissent soudain mesquins,
vantards, suffisants : blancs !
Je pense à mes bagages, dernier lien qui me rattache à elle. Habitué à rencontrer de nouvelles personnes, je reste pourtant muet. J'observe, j'écoute, je divague, je l'aime.
Au fil des arrêts la temparature augmente. Enfin le pilote annonce la fin de ce préambule : Cotonou, 0h30, 26° C à l'extérieur. Les formalités administratives commencent. C'est aussi l'occasion
de voir les premiers changements : Une arrogance nouvelle s'empare de certains. Ils ne sont pas n'importe qui, ici ! Habitués à n'être personne ailleurs.
Par Kainto
2
Commentaires Récents