A l'ombre du train

Publié le par Kainto

Vous pouvez partir dans une heure, monter dans un train, prendre votre voiture, avoir le dernier vol, tailler la route sans but, sans rendez-vous, sans prévenir personne. Pouvez vous partir dans une heure ?
Je rêve de ce moment, de ce courage. Je rêve de ce chalet en montagne, d’une tasse de café fumante et d’un chien à poils longs, du secrétaire en bois à la fois si simple et si bien ciselé, d’une chaise en bois avec quatre fines barres reliées par un dossier orné d’une fleur gravée.
Je m’imagine à l’entrée d’une maison en terre, derrière un champ de café, en train d’essayer d’apprendre une phrase insipide à ce grand père dont chaque ride sur son visage et la trace des joies et des peines qu’il a traversées.
Je ferme les yeux et je suis de nouveau à Angers, devant cette fontaine dont j’ai oublié le nom, à regarder les détails de la statue et à attendre qu’une femme me demande de la suivre. Nous partons à Strasbourg prendre une bière dans ce bar où les arbres sont devenus les maîtres des lieux et les décors, mi racine, mi liane, me renvoie sur les plages de Cotonou à regarder les pécheurs sortir les filets, entourés de la vapeur de leur propre sueur.

Le voyage et les souvenirs. Partir pour voir ailleurs comment cela se passe et vivre les aventures nouvelles qui redonnent envie de partir.

Publié dans Fragments

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