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Ma Nuit Parisienne

Mercredi 4 juin 2008
Sur les marches du Panthéon, je prends le temps. Ce que j'ai vécu ne va pas s'arreter. La nuit a enveloppé la capitale. Les lumières sont belles ce soir. Je sors mon appareil et je profite de ce kaleïdoscope géant offert par la ville.(Ma nuit parisienne)

Il me faut retrouver mon chemin. Je pars droit devant. Ecrire, au fur et à mesure que j'avance l'idée se précise, je dois écrire tout cela. Je dois reprendre la plume.Tout cela n'a de sens que pour cela : le raconter.

Je rentre dans une boutique spécialisée dans les arts graphiques et tout à coup je me retrouve penaud.
- Que désirez vous, monsieur ?
Ce que je veux, je veux écrire, je veux un cahier comme trace indélébile de ma vie et un stylo pour preuve de cette vie. Mais je reviens à la réalité, ce sera un cahier simple et sans marques particulières, pas de carreaux, pas de traces. Je prends ma vie en main, sans cadre, sans filet. Et un stylo, une pointe fine acérée.

Ce vendeur sent il que ma vie a changé en une soirée ? Que l'inconnu, que je suis, est devenu vivant ?

Toulouse, à l'ombre du Palais de justice, 30 Mai 2008

Ma nuit parisienne - episode 5
Ma nuit parisienne - episode 4

Par Kainto - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 15 avril 2008

    Je contourne le géant. Je suis arrivé. Je sens l'air, je regarde en haut,en bas. Me voilà sur le seuil, je prends le temps, je ralenti mon pas, je rentre en recueillement. Je suis arrivé devant un lieu qui raisonne en moi depuis longtemps. Ce temple laïque où se retrouve les modèles de mon engagement.

    Je me sens ridicule dans mon sentiment. Moi qui n'est jamais été fan et qui rejète les mouvements puérils des supporters, des ultras, je suis pourtant en train de reproduire cela. Chacun ses dieux, chacun ses croyances. J'ai choisi ma religion c'est la République. Elle a sa cathédrale : Le Panthéon.

    Je rentre dans la grande salle et je regarde les peintures, l'immensité. Mais le temps presse, mes hésitations, mes promenades font qu'il est déjà tard. En me donnant le ticket on me conseille d'aller directement à la crypte. Je m'exécute et je me retrouve dans les escaliers et les dédales. J'avance comme un automate, je regarde partout et j'essaye de comprendre. Cette brutale accélaration m'a déboussolé. Je passe devant des panneaux, des inscriptions. Je cherche la clef de ce labyrinthe.

    C'est attiré comme aimant que je tourne sur la gauche. Je rentre un peu plus dans la pénombre. Je lis : Jaurés, Jean Jaurès. Je resta là un bon moment, le livre que j'ai lu sur lui vient de se réouvrir. Nul doute n'est permis je suis au bon endroit. Alors recommence ma vraie visite, je me laisse guider. J'avance, je recule, je tourne et retourne mais les noms se suivant dans ma logique.

    L'heure approche il faut partir. C'est alors que je comprends où tout cela me mène. Face à Voltaire, Jean Jacques Rousseau. Une seule citation, presque une devise : "
>L'épitaphe porte ces mots: "Il combattit les athées et les fanatiques. Il inspira la tolérance, il réclama les droits de l'homme contre la servitude de la féodalité. Poète, historien, philosophe, il agrandit l'esprit humain, et lui apprit à être libre.""Il combattit les athées et les fanatiques. Il inspira la tolérance, il réclama les droits de l'homme contre la servitude de la féodalité. Poète, historien, philosophe, il agrandit l'esprit humain, et lui apprit à être libre."

Le panthéon pour pélerinage
Jaurès, Voltaire et le silence

Par Kainto - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 30 mars 2008

    En descendant du métro je me trouve devant la carcasse du monstre de Jussieu. L'impression est bizarre. Un mélange de lieu phantôme et agonisant melé au fait que je sais que l'objectif est de refaire vivre cet endoit en toute sécurité. Je poursuis ma route car mon but n'est pas là aujourd'hui.

    L'entrée dans les Arènes se fait dans la plus grande incrédulité. Des arènes parisiennes ? Pour l'originaire du Sud Ouest que je suis le nom d'Arène renvoit à Nimes, Arles et les férias jusqu'au petit jour. Ce petit endroit mal éclairé et délabré me surprend. Je reviendrais pourtant dans ce lieu car il en émane une atmosphère que j'apprécie finalement. Je poursuis mes pérégrinations, il n'est pas question d'antiquité aujourd'hui, enfin pas sous cette forme.

    Le quartier Mouffetard. La remontée de la rue me fait sourire. Tout est là, il me suffit de lire les noms des restaurants pour entamé un autre voyage, intérieur celui là. Un voyage qui m'a inspiré ce poème :


Au détour du quartier Mouffetard
Le parcours des chemin de ma mémoire
Depuis "Petit Québec" au "Boudubar"
Je remonte le fil de mon histoire

Par Kainto - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 29 février 2008

    Le patron est surpris de me voir à cette heure-ci. D'habitude j'arrive dans le manteau noire de l'oscurité nocturne. Ce lieu n'est plus un bar, pour moi c'est un repère. Ma boussole berbère au sein de Paris. Il est 16h00, je me décide enfin à repartir. Ma destinée m'appelle.

    Cette nuit sera unique et je ne sais pas encore pourquoi, je ne sais même pas où aller ! Le jardin des plantes à coté de la gare d'Austerlitz ? Pas aujourd'hui, pas cette fois. Je ferais cette visite mais ce n'est pas là que je dois aller.

    Je regarde les stations défilées, il me faut choisir. Je tourne les pages de mon plan comme un joueur de roulette russe. J'attends, j'espère. Quoi ? Qui ? demain sera t'il un autre jour ?

    En rangeant le plan je fais tomber mon ticket et les documents fournis avec le pass'touriste. Ma destination je l'avais à la sortie de l'avion en prenant mon ticket de métro. Depuis 2 heures elle attend que je la regarde. Finalement elle a compris qu'il fallait me donner un petit coup de pouce.
   
    Je reprends mon plan et me trouve une solution pour retrouver ma destination :

Dans les méandres de la ville
Une surprise m'attendait
La roue de la destinée
S'est amusée à me transporter
Dans les méandres de ma mémoire


Par Kainto - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 25 février 2008

   
Je suis désormais complétement absorbé par ce livre, par l'importance du verbe, par le message des constructeurs de cathédrales. Dans le bus qui me mène à l'aéroport je ne me soucie pas des aléas techniques. C'est à peine si je remarque les passagers exaspérés par ce conducteur qui se soucie plus de notre sécurité que de notre horaire. Puis vient l'attente du départ de mon vol, de l'enregistrement et de l'appel des passagers.
    L'avion va plus vite mais le passager gagne t'il vraiment du temps ?

    Un responsable "dir-co" (directeur commercial), l'oreille vissée au téléphone essaye de rattraper les erreurs qui lui couteront sa carrière. Mon sourire ne changera rien, pour elle le temps vient de devenir un couloir étroit alors que je flotte dans une vaste étendue que je contemple pour la première fois.
    Je lève le nez et me voilà à Paris. Je reprends le cours normal de mes habitudes : Orlyval, métro, hotel et panini.
Par Kainto - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 23 février 2008

    La journée a commencé par un réveil rapide et dynamique. Il n'est pas à mion habitude de me lever aussi promptement. Lorsque la destinée vous fait un clin d'oeil, il est important d'être au rendez vous.

    Pour préparer ce voyage, un livre, en fait deux livres. Un premier transport par le train mon voyage commence. En ouvrant le premier livre je ne savais pas encore que ce voyage ne serait pas simplement terrestre. L'auteur est né en 1947, un premier livre en 1974, 47-74, premier clin d'oeil qui m'intrige : Je suis né en 1974. Coincidence. Je me lance donc à la poursuite des constructeurs de cathédrales.

    En pleine explication par l'auteur de la trinité des choses et de sa résonnance dans de nombreuses croyances, je lève la tête pour reprendre mon souffle. Le soleil levant dessine les montagnes à l'horizon, trois chevreuils me narguent depuis le bord de la voie. Ils m'attendaient et me regarde en souriant. Il n'y a pas de hasard, ma bonne étoilé a décidé de me guider.

    Je ne peux m'empecher de sourire comme un accord à ce plongeon que je vais réaliser, décidé à me laisser porter, à  suivre le courant pour voir jusqu'où cela me menera.

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Samedi 9 février 2008
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Par Kainto - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
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