Tueur, tu frappes sans regrets et sans remords
Etrangleur, c’est toi qui choisiras notre heure.
Malin tu restes et resteras le serveur.
Possesseur, tu as tout, tu n’es plus qu’un viveur.
Sauveur car toi seul peut effacer mes remords.
Tu es le seul à pouvoir effacer mes regrets
Et si tu n’étais pas là, seule la mort saurait.
Mais avec toi je peux enfin entendre,
Puisque je ne puis encore comprendre.
Sans toi qu’il est douloureux d’aimer.
Un poème écrit en septembre 2002, en Dordogne
Par Kainto
3
Où es tu Cyrano ? Où sont tes cadets ?
Il ne me reste rien de la fière Gascogne.
Tes braves sont devenus tous des ivrognes,
Le rouge de leur nez, permet de les trouver.
Où es tu Cyrano ? et où sont tes cadets ?
On a touché la lune, cette carogne ;
Mais aucun tremble à la vue du vigogne.
Le rouge de leur nez permet de les trouver.
Qu’ils étaient fiers à tes cotés ; car avec toi
Ils avaient me goût de la vie et du combat.
Ils avaient goût des femmes et de la poésie
Avec ta mort, ils ont oublié le goût des choses
Ils ont banni le vers, adulant la prose
En devenant ainsi de vulgaires proscrits.
Poème écrit le 23 septembre 1994,
Saint Antoine Cumond
Par Kainto
1
Si loin de la ville,
Revenant par les champs,
Entourés de sybilles
Ce sont deux amants.
C’était d’un pas agile,
Au détour d’un torrent,
En découvrant ici
Un espace si grand
Si beau et si sauvage
Qu’ils se sont aimés passionnément.
Fatigués des ébats,
Mais heureux et si gais,
De trouver ici bas
Un endroit enchanté.
Dont les muses,
M’ont si souvent narré
Le pouvoir merveilleux
Sur ceux qui savent vraiment aimer.
De cette nature,
Sublime, charmeuse,
Que souvent l’on torture.
Il nous reste encore
Des endroits protégés.
Dont nous salissons les abords.
Pensons à nos enfants.
Laissons leur tout cela :
Rochers, plaines et champs
Pour qu’eux aussi le voient.
Un poème
de 1993, écrit en Dordogne
Par Kainto
1
Où es tu passée douce liberté ?
J’ai rêvé, voulant te toucher, te voir,
Te sentir, enfin t’aimer et te croire
Car le mur grâce à toi était tombé.
Bien que des combats au loin résonnés,
J’ai fait confiance à ton grand pouvoir,
Qui allait tous nous sortir du trou noir.
Je voyais la paix enfin triompher.
Oubliant le pouvoir et son argent
Qui trouva vite des sympathisants
Tout à coup, j’ai revu, réentendu
Ceux qui agonisaient, ceux qui crevaient
Dans les immeubles ou sur les talus.
Pour toi ils mourraient, en t’ayant aimée.
Un poème écrit en
février 1993. Saint Antoine Cumond
Par Kainto
0
Désormais je suis seul, abandonné,
Seul face à des feuilles bien trop blanches.
J’ai rêvé d’indiens et de commanches,
Sacrifiant tout et venant t’implorer.
Là haut, vous qui scintillez, qui brillez,
Dites lui de revenir dans mon ranch.
Que je revois ses seins et ses hanches,
Je rêve d’elle qui m’a inspiré.
Rêves de danse sous des nuits étoilées
Rêves de feu, de rivages éloignés
Rêves de bonheur, comme les enfants.
Je vous regarde par la fenêtre
Je pense à elle me parlant doucement
Mais demain, je l’oublierai… peut être.
Un texte
écrit en janvier 1994, depuis ma Dordogne natale
Par Kainto
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