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Recyclage de vers

Dimanche 20 janvier 2008

Quelle fougue dans cette jeunesse
Quel bonheur et quelle passion

Dans ces débordements, son ivresse
M'apporte tous les jours l'inspiration

Mais elle n'est pas l'unique source,
Il y a aussi cette autre muse

C'est ce corps où mes yeux s'usent
Où chaque jour me ressource

Il faut bien mélanger ses sentiments
Etre gai, triste, haïssant, aimant

Pour écrire les plus beaux poèmes
Le secret réside dans la volonté

Aller au plus profond de soi-même
Dans le fait de recevoir, de donner

Mars 1993, Le Grafeuil
Par Kainto - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 14 octobre 2007


J’ai d’abord posé sur tes lèvres, un baiser
Tu as alors fait tomber ma chemise
J’ai dégrafé la dentelle qui retenait
Tes seins, pouvant les torturer à ma guise

 Tu ne dis plus rien, seuls tes petits soupirs
Font trembler ton corps. Je sens en toi couler
Ce mélange épicé qui va bientôt
Contribuer à ton unique plaisir

 Ta jupe à terre rejoint mon pantalon
Etendue sur le lit, tu vois ma bouche
Descendre vers ton bassin ; je vois ton front

Se couvrir de perles, se crisper, pourtant
Les cris que tu pousses quand je te touche
Ne sont pas dus à la frayeur. Sans douleur
Aucune je peux laisser glisser maintenant

Mes doigts sur ta peau blanche ; enfin
Je décide de mettre fin au supplice

Car assez tendue, enfin prête
A ressentir le plaisir t’envahir ; et
A laisser ressurgir ta jeunesse

Mai 1994, Nord ouest de la Dordogne

Par Kainto - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 5 août 2007


Tueur, tu frappes sans regrets et sans remords
Etrangleur, c’est toi qui choisiras notre heure.
Malin tu restes et resteras le serveur.
Possesseur, tu as tout, tu n’es plus qu’un viveur.
Sauveur car toi seul peut effacer mes remords.

Tu es le seul à pouvoir effacer mes regrets
Et si tu n’étais pas là, seule la mort saurait.
Mais avec toi je peux enfin entendre,
Puisque je ne puis encore comprendre.
Sans toi qu’il est douloureux d’aimer.

    Un poème écrit en septembre 2002, en Dordogne
Par Kainto - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Dimanche 22 juillet 2007

Où es tu Cyrano ? Où sont tes cadets ?
Il ne me reste rien de la fière Gascogne.
Tes braves sont devenus tous des ivrognes,
Le rouge de leur nez, permet de les trouver. 

Où es tu Cyrano ? et où sont tes cadets ?
On a touché la lune, cette carogne ;
Mais aucun tremble à la vue du vigogne.
Le rouge de leur nez permet de les trouver. 

Qu’ils étaient fiers à tes cotés ; car avec toi
Ils avaient me goût de la vie et du combat.
Ils avaient goût des femmes et de la poésie 

Avec ta mort, ils ont oublié le goût des choses
Ils ont banni le vers, adulant la prose
En devenant ainsi de vulgaires proscrits.


    Poème écrit le 23 septembre 1994, Saint Antoine Cumond
Par Kainto - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 20 juillet 2007

Si loin de la ville,
Revenant par les champs,
Entourés de sybilles
Ce sont deux amants.

C’était d’un pas agile,
Au détour d’un torrent,
En découvrant ici
Un espace si grand
Si beau et si sauvage
Qu’ils se sont aimés passionnément.

Fatigués des ébats,
Mais heureux et si gais,
De trouver ici bas

Un endroit enchanté.
Dont les muses,
M’ont si souvent narré
Le pouvoir merveilleux
Sur ceux qui savent vraiment aimer.

De cette nature,
Sublime, charmeuse,
Que souvent l’on torture.
Il nous reste encore
Des endroits protégés.

Dont nous salissons les abords.
Pensons à nos enfants.
Laissons leur tout cela :
Rochers, plaines et champs
Pour qu’eux aussi le voient.


Un poème de 1993, écrit en Dordogne

 

Par Kainto - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 17 juillet 2007


Où es tu passée douce liberté ?
J’ai rêvé, voulant te toucher, te voir,
Te sentir, enfin t’aimer et te croire
Car le mur grâce à toi était tombé.

Bien que des combats au loin résonnés,
J’ai fait confiance à ton grand pouvoir,
Qui allait tous nous sortir du trou noir.
Je voyais la paix enfin triompher.

Oubliant le pouvoir et son argent
Qui trouva vite des sympathisants
Tout à coup, j’ai revu, réentendu

Ceux qui agonisaient, ceux qui crevaient
Dans les immeubles ou sur les talus.
Pour toi ils mourraient, en t’ayant aimée.


Un poème écrit en février 1993. Saint Antoine Cumond
Par Kainto - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 3 juillet 2007


Désormais je suis seul, abandonné,
Seul face à des feuilles bien trop blanches.
J’ai rêvé d’indiens et de commanches,
Sacrifiant tout et venant t’implorer.

Là haut, vous qui scintillez, qui brillez,
Dites lui de revenir dans mon ranch.
Que je revois ses seins et ses hanches,
Je rêve d’elle qui m’a inspiré.

Rêves de danse sous des nuits étoilées
Rêves de feu, de rivages éloignés
Rêves de bonheur, comme les enfants.

Je vous regarde par la fenêtre
Je pense à elle me parlant doucement
Mais demain, je l’oublierai… peut être.



Un texte écrit en janvier 1994, depuis ma Dordogne natale

 

Par Kainto - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
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