Je sais qu’un jour je chevaucherais sur mes terres. Il ne sera alors plus question de retour. Tout sera
fini, le grand rêve qui me hante depuis trop longtemps sera accompli. Les champs hébergeront de nouveau les troupeaux et les chemins ne seront plus que de terre et d’herbes
folles.
Je sais aussi que ce jour sera le symbole de bien des dangers. Le monde sera devenu fou et ces
terres un asile pour ceux qui aiment la vie. Combien de temps vivrons nous retirer du monde ? Peut on exister loin de leur furie ?
Cette folie destructrice ne peut être combattu que par une autre folie. Les cauchemars ne se gagnent
que par les rêves. Alors tant qu’ils seront assez fous pour la détruire, nous serons assez fous pour la chérir. Car à la fin, quand tout sera terminé c’est elle qui gagne. Dans nos cœurs nous
saurons que nous n’avons pas failli, nous n’aurons aucun remord.
Eux ne pourront pas dire cela. Comme tous les autres au crépuscule de la vie ils comprendront leurs
erreurs, et ce sera à nous de pardonner. Pour ne jamais leur ressembler, pour ne pas les laisser gagner.
Pensée qui me fait voyager et rêver
Ephemere sentier, parcours de vie
suivre un moment l'instantané qui s'enfuit
Le soleil dans les yeux, voir ma vie passer
Fil qui dépasse et que je veux tirer
Plongée dans cette vie, joie et mélancolie.
Plus qu'un nostalgie, trouver encore l'envie
Rester debout, témoin de ma réalité
Il faisait bon à Toulouse. Une saveur d’été que nous n’avions pas connu durant ces deux mois. Nous étions
à la fin du mois d’août et tout le monde se laissait envahir par cette langueur estivale. Car les rue piétonnes n’étaient plus remplies de touristes et de vacanciers mais tout le monde se croyait
en vacances.
Il faisait bon à Toulouse. Les parfums des glaces trompaient nos sens, nous n’étions pas encore au
travail. On s’affaire pourtant à préparer la rentrée on repeint, on range, on nettoie. Dans 3 jours tout sera finit nous recommencerons le quotidien.
Il faisait beau à Toulouse. Nous étions insouciants et d’humeur vagabonde. Les décolletés tentaient un
baroud d’honneur avant l’arrivée de l’automne et les bronzages s’exhibaient pour oublier les rendez vous manqués avec le soleil.
Il faisait beau à Toulouse. Nous ralentissions nos pas comme pour reculer l’échéance, comme si le temps
aller suspendre son vol pour que ces minutes durent toujours.
Il faisait beau à Toulouse. Du ciel bleu plein les yeux pour attraper un moment de
bonheur.
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