Le livre
Les yeux partiellement clos, l'esprit vagabond, un livre sur la poitrine comme le pénitant avec sa repentance.
L'image sainte que j'aperçois, cette main qui tient un livre. Le livre brandit comme une arme ou comme bouclier. Une attaque à notre inculture légendaire, la lumière dans les ténèbres.
Cette femme qui resserre les doigts sur ce trésor pour puiser la force d'un jour nouveau. Témoin impassible d'une vie, à espérer.
Une histoire que les caractères usés de ces pages jaunies ne permettent pas de raconter. Ce sont les doigts serrés sur le carton abimé qui nous unissent dans le silence de nos reveries.
Septembre 2007, Lannemezan
