A être plusieurs, je suis seul (2)
Je criais depuis le premier palier. Enivré de son parfum, ses lèvres encore sur ma bouche, la lumière de ses yeux prisonnière dans mon cœur. Je savais déjà qu’il ne pouvait exister d’autres issues. Je n’étais que le bouffon qui joue au chevalier blanc. Je vivais un rêve, une hallucination sans penser au réveil. C’était la fin de l’acte I, c’était la fin de la pièce.
Le public parti et les rideaux tirés je donne une représentation unique et sans répétitions. Je lance mes tirades et anime les personnages. Drame de la vie, comédie de la réalité, je pars explorer mon intérieur.
Jusqu’où peut on aller par envie ? Et par amour ?
Il faut savoir gardé la magie des instants les plus singuliers. C'est là que réside la force de vie et nulle part ailleurs. Depuis les gens sont passés, les choses ont changé mais ce qui nous appartient ne nous quitte jamais.
