Enragé
Une fois n'est pas coutume un texte écrit récemment. Je n'ai pas eu le temps de le travailler, je vous le livre donc brut de fonderie :
Je garderais la tête haute. Ne comptez pas sur moi pour baisser les yeux. Je suis chez moi, ici. Ses rue m'appartiennent autant qu'à vous. Vous ne les regardez plus et prétendez les défendre. Les interdire à l'autre, celui que je suis devenu.
Je reste ici chez moi, je connais l'histoire de ces gens qui me croisent en baissant les yeux. Pourquoi ne pas me reconnaître ? Je ne suis pas l'enfant prodige, je reste un enfant du pays. Cet air reste le mien et la dernière chose que je verrais avant de partir sera cette colline et cet arbre embrasé par le soleil qui se couche. Je me souviens du salut que je lui adressé, persuadé que le monde s'arretait à cette colline.
